LUSSEMBURGO, LA SFILATA DEI BRETZEL…
Dal quotidiano lussemburghese “Le quotidien”…
Dites-le avec un bretzel…
Hier, la Fédération des patrons boulangers-pâtissiers a défilé dans les rues de la capitale avec à sa tête le président Henri Wagener. Un cortège qui, malgré la pluie, continue à distribuer 4 500 bretzels aux passants, accompagné de la fanfare de Harlange.
De notre journaliste Isabelle Ducreuzet
Toute l’après-midi d’hier était consacrée à la distribution par les boulangers-pâtissiers de cette pâtisserie traditionnelle.
Comme chaque année, le cortège est parti de la Chambre des métiers au Kirchberg, avec son petit train motorisé de trois wagons et escorté par deux motards. Le cortège était présidé par la reine du bretzel, Tessy Streng, originaire de la ville de Fouhren, près de Vianden. Tessy a 20 ans et se dit très fière d’être la représentante de cette gourmandise qui n’est fabriquée qu’à cette époque de l’année et cela pendant une semaine uniquement.
La tradition du bretzel
Henri Wagener qui préside le cortège explique cette coutume : «Cette tradition nous vient de la Moselle luxembourgeoise. Cela fait partie du carnaval et c’est un moyen de communication. Le bretzel a la forme de deux bras entrelacés, c’est un signe d’amour et ce signe est aussi celui de notre corporation. Les boulangers l’ont adopté comme enseigne.
Pour la mi-carême c’est le garçon qui offre le bretzel à sa fiancée et si à Pâques la dame répond par les œufs de Pâques, c’est qu’elle donne son consentement. Mais cette année, nous sommes une année bissextile et c’est à la femme de faire le premier pas normalement et d’offrir un œuf de Pâques à celui qu’elle convoite».
Le président de la fédération parle également de la différence qui existe entre le bretzel luxembourgeois et le bretzel allemand ou alsacien : «Au Luxembourg, cette pâtisserie est sucrée et faite d’une pâte levée feuilletée comme un croissant. On fait des bretzels d’une demi-livre ou plus; certaines sont plus élaborées et fourrées avec des pralines, d’autres avec du chocolat».
Le cortège s’est arrêté chez Jean-Claude Juncker, puis a visité le collège échevinal qui a reçu plusieurs magnifiques bretzels sur plateaux dorés.
Sur la Grand-Rue et dans les autres rues de Luxembourg-Ville, les passants nombreux espéraient un des4 500 bretzels portés dans les paniers des pâtissiers.
Henri Wagener apporte son témoignage concernant la profession des boulangers-pâtissiers : «On voit aujourd’hui beaucoup de commerces fermer et les petits métiers disparaître, mais on voit également des commerces de plus en plus grands s’installer avec plus d’employés.
Aujourd’hui la jeunesse ne veut plus s’installer à son compte; ce ne sont plus des petites structures qui peuvent exister, mais tout un groupe. Je vois ça bien sûr d’un mauvais œil, mais nous n’y pouvons rien. Car la principale difficulté pour un jeune c’est de trouver des capitaux et de tenir 20 ans environ. Malheureusement, les personnes veulent avoir un gros poste avec un gros salaire et profiter pleinement de la vie.
Quand on s’installe, il y a dix années difficiles, mais par la suite, le métier apporte ses joies et cela devient un métier rentable».

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